5 Compétences et participation à la formation continue

Dans le cadre d’analyses sur le thème de la formation continue, on souligne toujours que les mutations constantes du monde du travail exigent un élargissement permanent des connaissances et des compétences. Les données du PIAAC montrent en effet que 70% des personnes actives occupées ont été confrontées à des changements sur leur lieu de travail au cours des trois années précédant l’enquête, que ce soit dans le domaine des machines, des technologies de l’information et de la communication, des méthodes de travail et des processus, des pratiques d’externalisation ou de délocalisation, des produits et services ou encore dans les contacts avec des clients.

La formation continue permet d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences, ainsi que de rafraîchir et d’approfondir celles déjà acquises. Elle contribue à maintenir et à augmenter les chances sur le marché du travail ainsi que la capacité de participer à la vie sociale, tout en favorisant l’épanouissement personnel.

Conformément à l’article 13 de la loi fédérale sur la formation continue (LFCo) du 20 juin 2014, les compétences de base sont un prérequis pour l’apprentissage tout au long de la vie. La littératie, la numératie et la résolution adaptative de problèmes représentent des compétences fondamentales pour pouvoir participer sans obstacle à la formation continue. Dans ce chapitre, cette participation sera alors étudiée au regard des niveaux de compétences.

5.1 Participation à la formation continue
selon les compétences

Les répondants à l’enquête PIAAC étaient invités à détailler leur parcours de formation en indiquant s’ils avaient participé à au moins une formation continue dans leur vie Voir définition dans l’annexe C .

Le graphique ci-après montre des différences marquées dans les taux de formation continue en fonction du niveau de compétence. Indépendamment de la compétence considérée, près de 30% des personnes actives occupées ayant un faible niveau de compétence avaient suivi une formation continue au cours de l’année précédant l’enquête, contre la moitié des personnes ayant un niveau de compétence intermédiaire et deux tiers des personnes ayant un niveau de compétence élevé. À l’inverse, la part des personnes actives occupées dont la dernière formation continue remonte à plus de cinq ans ou qui n’ont jamais suivi de formation continue diminue à mesure que le niveau de compétence augmente.   

Comme l’ont déjà montré des études antérieures, les données PIAAC permettent également de constater des différences dans les taux de formation continue en fonction du niveau de formation, de l’âge et de l’origine et en fonction des caractéristiques spécifiques à l’emploi et à l’entreprise OFS (2021). La formation tout au long de la vie en Suisse 2021 OFS (2024). Non-participation à la formation continue OFS (2024). Le soutien des employeurs à la formation continue . Ainsi, le tableau T5.1 présente les profils de participation à la formation continue des actifs occupés ventilés selon différentes caractéristiques sociodémographiques et professionnelles.

En effet, les actifs occupés de 25 à 44 ans sont les plus enclins à avoir suivi une formation récente, avec un taux de participation de 53,2% à 54,3%, tandis que seulement 42,9% des travailleurs plus âgés (55–65 ans) ont participé à une formation continue dans les 12 derniers mois. Chez eux, la dernière formation continue remonte à plus longtemps (plus de cinq ans) que chez les plus jeunes.

  

  

Participation à la formation continue chez les personnes actives occupées, selon différents caractères ­sociodémographiques et professionnelsT5.1

Population résidante permanente et active occupée âgée de 25 à 65 ans

Participation à la formation continue Dans les 12 derniers mois Il y a entre
1 et 5 ans
Il y a plus
de 5 ans
Jamais
% ±1 % ±1 % ±1 % ±1
Actifs occupés 25–65 ans 50,3 1,7 14,7 1,2 15,3 1,3 19,7 1,3
Sexe Hommes 48,5 2,3 15,2 1,8 16,5 1,9 19,8 1,9
Femmes 52,3 2,4 14,2 1,6 14,0 1,7 19,5 2,0
Âge 25–34 ans 53,2 3,4 17,1 2,3 8,0 1,9 21,7 2,8
35–44 ans 54,3 4,1 14,7 2,8 13,9 2,6 17,1 2,8
45–54 ans 50,7 3,2 14,4 2,5 16,3 2,7 18,6 2,9
55–65 ans 42,9 3,4 12,8 2,4 22,8 2,6 21,5 2,9
Niveau de formation École obligatoire 24,0 6,7 12,0 4,7 19,7 5,9 44,2 7,7
Degré secondaire II 42,3 2,6 15,9 2,1 18,9 2,0 22,8 2,2
Degré tertiaire 62,4 2,1 14,2 1,4 11,2 1,4 12,2 1,4
Date d’arrivée en Suisse Nationalité suisse ou nés en Suisse 51,0 1,8 15,0 1,2 16,2 1,5 17,9 1,4
Immigrés depuis 5 ans ou moins 57,7 8,1 11,5 4,6 8,2 3,8 22,6 7,1
Immigrés depuis plus de 5 ans 44,5 4,8 15,0 4,0 14,1 3,0 26,4 4,3
Langue de test Homoglottes 51,5 1,7 14,6 1,2 15,1 1,4 18,8 1,5
Alloglottes 45,4 4,7 15,2 3,5 15,9 3,4 23,6 4,4
Type d’activité Employée 51,6 1,8 14,5 1,3 14,6 1,3 19,3 1,5
Indépendante 41,8 5,1 16,0 3,5 19,2 4,4 23,0 4,3
Taille de l’entreprise
(employés)
1 à 10 personnes 42,6 4,0 14,3 2,3 18,6 2,5 24,5 3,7
11 à 49 personnes 53,4 3,4 15,3 2,5 13,4 2,2 17,9 2,7
50 à 249 personnes 52,7 3,3 15,3 2,6 14,6 2,6 17,4 3,1
250 à 499 personnes 51,6 6,9 13,8 4,1 13,5 4,4 21,1 6,0
500 personnes et plus 62,6 5,0 12,3 2,8 12,3 3,2 12,8 3,8
Taux d’occupation Temps partiel (< 50%) 42,0 5,7 14,6 4,4 17,7 4,5 25,7 4,8
Temps partiel (50– 89%) 53,5 2,8 13,6 2,1 13,9 2,3 19,0 2,6
Plein temps (90–100%) 50,3 2,3 15,3 1,7 15,3 1,7 19,1 1,8
Type d’occupation Professions qualifiées 61,4 2,0 13,9 1,4 11,8 1,2 13,0 1,5
Professions intermédiaires 38,1 3,2 16,2 2,5 20,3 2,6 25,4 2,8
Professions élémentaires 15,3 6,3 13,8 6,0 18,3 6,5 52,5 9,3
Fonction de supervision Aucune 46,0 2,1 14,8 1,6 15,9 1,4 23,4 1,6
Entre 1 et 10 personnes 54,9 3,0 14,8 2,1 15,5 2,1 14,8 2,4
Plus de 10 personnes 66,3 5,0 14,3 4,2 9,4 3,0 10,0 3,2
(In)adéquation entre formation
acquise et requise
Pas d’inadéquation 52,8 1,8 14,2 1,3 14,6 1,5 18,5 1,6
Sousqualifiés 54,8 7,4 13,1 5,0 13,9 4,3 18,2 6,3
Surqualifiés 43,6 5,8 17,3 3,0 14,4 2,9 24,7 4,4

1 Intervalle de confiance à 95%
Remarque:
N’inclut pas les personnes qui ont seulement répondu à l’interview courte.

Source: PIAAC – 2022/23

© OFS 2025

De plus, les personnes actives occupées ayant un diplôme du degré tertiaire participent bien plus souvent à la formation continue (62,4%) que celles n’ayant que le diplôme de l’école obligatoire (24,0%). En effet, 44,2% des personnes sans diplôme post-obligatoire n’ont jamais suivi de formation continue, contre seulement 12,2% des titulaires d’un diplôme du degré tertiaire.

La même relation existe pour les groupes de professions: plus la profession est «qualifiée», plus la participation à la formation continue est fréquente. Ainsi, les personnes qui exercent une «profession qualifiée» sont 4 fois plus nombreuses à avoir participé à une formation continue récemment (61,4%) par rapport à celles qui exercent une «profession élémentaire» (15,3%).

Enfin, parmi les personnes de nationalité suisse ou nées en Suisse, 51,0% ont suivi une formation continue récemment, tandis que ce taux grimpe à 57,7% chez les immigrés récents (arrivés en Suisse depuis moins de 5 ans), contre 44,5% pour les immigrés installés depuis plus de 5 ans.

Du point de vue des différents aspects de l’activité professionnelle, plusieurs facteurs sont positivement associés à la participation à la formation continue.

Premièrement, les personnes employées sont plus nombreuses à avoir suivi une formation continue récemment (51,6%) que les indépendants (41,8%) et moins nombreuses à ne jamais en avoir suivi au cours de leur vie en comparaison aux indépendants (19,3% contre 23,0%).

Si l’on considère la taille des entreprises, ce sont surtout les très petites entreprises (jusqu’à 10 employés) et les très grandes entreprises (500 employés ou plus) qui semblent se distinguer des autres trois catégories étudiées (11 à 40 emplois, 50 à 250 emplois et 250 à 499 emplois). Le taux de formation continue dans les 12 mois avant l’enquête est de 62,6% pour les personnes employées dans de très grandes entreprises contre 51,6% et 52,7% pour les personnes travaillant dans des moyennes (entre 11 et 499 employés) et 42,6% pour celles employées de très petites entreprises.

Des différences peuvent également être observées en fonction du taux d’occupation. Les personnes dont le taux d’occupation est inférieur à 50% sont moins enclines à participer à des formations continues en comparaison aux personnes travaillant à plus de 50% ou à temps plein. Ainsi, leur taux de formation continue au cours de l’année précédant l’enquête est nettement plus faible (42,0%) que chez celles qui ont un taux d’occupation plus élevé. Parmi ces dernières, la moitié a suivi une formation continue au cours de la même période. En outre, les personnes avec un taux d’occupation inférieur à 50% sont effectivement 25,7% à ne jamais avoir participé à un cours de formation continue dans leur vie, contre seulement 19,0% chez les personnes exerçant une activité rémunérée à plus de 50%.

Finalement, la fonction de supervision semble aller de pair avec la participation à des formations continues, car plus la responsabilité hiérarchique est élevée, plus la participation récente augmente, avec plus de 66% pour les personnes qui supervisent plus de 10 personnes contre 46,0% pour les personnes sans responsabilité d’encadrement.

Il semblerait aussi, pour terminer, que la participation à la formation continue soit motivée simplement par la nécessité de se former dans le cadre de l’exercice de son activité professionnelle. En effet, les personnes qui sont surqualifiées ont tendance à moins participer aux formations continues que les personnes dont la formation requise pour exercer leur activité professionnelle est plus haute que la formation qu’elles ont acquise. Dans ces situations, elles sont presque 54,8% à avoir suivi une formation continue récente, contre 43,6% chez les personnes surqualifiées.

Pour évaluer les associations entre les niveaux de compétences et la participation récente à une formation, une régression logistique a été estimée avec comme variable dépendante la probabilité d’avoir récemment participé à une formation continue et comme variables indépendantes les niveaux de compétences. Les variables sociodémographiques ainsi que les aspects de l’activité professionnelle ont également été contrôlés lorsque cela était possible. Le type d’activité (employée ou indépendante), notamment, n’a pas pu y être inclus, car il n’y avait pas d’information sur l’inadéquation entre formation acquise et requise pour les indépendants.

Le tableau T5.2 présente les résultats statistiquement significatifs de la régression logistique pour les compétences en littératie. La tendance est similaire pour la numératie et la résolution de problèmes et l’ensemble des résultats de la régression se trouvent dans le tableau TA 5.2 dans l’annexe A. La première chose à relever est que le niveau de compétence est fortement associé à la probabilité de participer à une formation continue. Comme on peut le voir, les personnes qui possèdent un niveau faible en littératie ont 50% de chances en moins de prendre part à une formation non formelle que les personnes avec un niveau élevé et ce pourcentage diminue de moitié (environ 25%) pour les personnes avec un niveau intermédiaire (2 ou 3).

D’autres variables ont également de forts effets sur cette probabilité; en particulier le niveau de formation, avec lequel les chances de participer à une formation continue augmentent à mesure que le niveau de diplôme s’élève. En effet, les personnes avec un diplôme du degré secondaire II ont plus de chances de participer à une formation continue que les diplômés de l’école obligatoire et cette probabilité est deux fois plus élevée pour les personnes diplômées du tertiaire.

La deuxième variable ayant un impact important est l’(in)adéquation entre la formation acquise et celle requise pour exercer l’activité professionnelle. Les personnes qui indiquent être sous-qualifiées pour l’exercice de leur activité ont plus de probabilités (odds-ratio de 3,9) de participer à une formation continue que celles mentionnant une surqualification (référence).

Le sexe fait partie également des variables sociodémographiques exerçant une influence sur la chance de prendre part à une formation continue, puisque les femmes auraient significativement plus de chances que les hommes d’y participer. Ceci peut également être observé en tenant compte du taux d’occupation, qui est une des variables professionnelles ayant également un effet sur notre variable dépendante. En effet, les personnes travaillant à temps partiel, entre 50 et 89%, sont plus enclines à participer à une formation non formelle que les personnes travaillant à moins de 50% et celles exerçant à temps plein (90–100%).

La taille de l’entreprise semble aussi avoir un impact significatif sur les chances de se former, même si c’est seulement pour les très grandes entreprises de plus de 500 collaborateurs que la probabilité augmente par rapport aux personnes travaillant dans de petites entreprises (1 à 10 employés).

Finalement, la fonction de supervision exerce également un effet sur la probabilité d’entamer une formation continue, car les personnes ayant une responsabilité d’encadrement ont plus de chances de prendre part à une formation non formelle que les personnes sans fonction de supervision. Et cette probabilité s’élève à mesure que la taille de l’équipe supervisée augmente.

  

Régression logistique sur la probabilité de participer à une formation continue selon le niveau de ­compétence en littératie et différentes caractéristiques sociodémographiques et professionnels – Résultats statistiquement significatifsT5.2

Population résidante permanente et active occupée âgée de 25 à 65 ans

Plein temps (90–100%) = 1, Temps partiel = 0 Odds-ratio 95% IC1
Niveau de compétence
Niveaux <1/1 0,512** 0,3 0,8
Niveaux 2/3 0,757* 0,575 0,997
Niveaux 4/5 (référence) Réf.
Sexe
Hommes (référence) Réf.
Femmes 1,299** 1,104 1,530
Niveau de formation
École obligatoire (référence) Réf.
Degré secondaire II professionnel 2,546*** 1,664 3,894
Degré secondaire II général 3,123*** 1,889 5,163
Formation professionnelle supérieure 5,409*** 3,322 8,810
Haute école 5,843*** 3,623 9,424
(In)adéquation entre formation acquise et requise
Surqualifié (référence) Réf.
Pas d’inadéquation 1,607*** 1,248 2,070
Sousqualifié 3,937*** 2,465 6,288
Taux d’occupation
Temps partiel (<50%) (référence) Réf.
Temps partiel (50%–89%) 1,385* 1,062 1,805
Plein temps (90%–100%) 1,12 ,856 1,465
Taille de l’entreprise (employés)
1 à 10 personnes (référence) Réf.
11 à 49 personnes 1,278* 1,028 1,590
250 à 499 personnes 1,083 0,776 1,512
50 à 249 personnes 1,169 0,908 1,506
500 personnes et plus 1,487** 1,128 1,962
Fonction de supervision
Aucune (référence) Réf.
1 à 10 personnes 1,474*** 1,265 1,718
Plus de 10 personnes 1,87*** 1,411 2,476

1 Intervalle de confiance à 95%
Remarque:
N’inclut pas les personnes qui ont seulement répondu à l’interview courte.
Les catégories «non pertinent» et «pas d’indication» des variables «(in)adéquation entre formation acquise et requise», «taux d’occupation» et «taille de l’entreprise», ainsi que les variables «âge» et «profil migratoire» sont incluses dans le modèle. Les odds ratio ne sont pas significatifs et ne sont pas présentés.

Source: PIAAC – 2022/23

© OFS 2025

5.2 Motivations et obstacles à la participation à la formation continue

La raison la plus évoquée (30%) de participer à une formation continue est «pour améliorer mes connaissances et compétences dans un sujet qui m’intéresse». La raison professionnelle «pour être à même d’accomplir mon travail au quotidien» n’arrive quant à elle qu’en troisième position (17%), ce qui semblerait indiquer que l’inadéquation ne soit pas le facteur le plus déterminant pour la participation à la formation continue. Toutefois, il convient ici de noter que l’ordre des motifs de participation varie en fonction du niveau de compétences. Ainsi, les personnes avec de faibles compétences citent proportionnellement plus souvent que les autres la raison «pour améliorer mes perspectives professionnelles ou de carrière» comme la raison la plus importante pour suivre une formation continue (29%) en comparaison aux personnes avec des compétences moyennes à hautes (18%). À l’inverse, ces dernières citent plus souvent que les autres la raison «pour améliorer mes connaissances et compétences dans un sujet qui m’intéresse» (31%) en comparaison aux personnes avec de faibles compétences (19%).

Pourtant, tout le monde n’est pas en mesure de se former ou de se perfectionner conformément à ses désirs. Le premier graphique ci-après montre la part des personnes qui ne concrétisent pas du tout ou en partie seulement leurs projets de formation continue. Le graphique montre d’une part que 20,6% des personnes ayant de faibles compétences dans au moins un domaine souhaitaient suivre une formation continue (supplémentaire), contre 24,8% des personnes ayant des compétences moyennes ou élevées. D’autre part, le graphique montre également que les différences ne sont pratiquement plus visibles lorsque l’on tient compte de la date de la dernière formation continue. Plus la dernière formation continue remonte à loin, moins le désir de suivre une formation continue est grand.   

Les principaux obstacles à la participation à une formation (supplémentaire) sont, indépendamment des compétences, le manque de temps (pour des raisons professionnelles ou familiales) et le coût de la formation (voir deuxième graphique ci-après). D’autres raisons ont également été mentionnées, mais beaucoup moins souvent. Seuls 6% environ citent par exemple le manque de soutien de l’employeur comme obstacle.  

Ce chapitre a montré que la participation à la formation continue est fortement liée aux compétences en littératie, numératie et résolution de problèmes. Les personnes ayant un faible niveau dans ces trois domaines sont moins susceptibles de participer à des formations, ce qui confirme l’importance de ces compétences pour l’apprentissage tout au long de la vie. D’autres facteurs, comme le niveau de formation, l’âge, la taille de l’entreprise et la fonction de supervision, jouent également un rôle clé. Les personnes ayant un niveau de formation élevé ou une fonction de supervision ont plus de chances de se former, tout comme celles travaillant dans de grandes entreprises. En revanche, les personnes inactives ou sans emploi ont une participation moindre à la formation continue.

En outre, la relation entre un faible niveau de compétence et la non-participation à la formation non formelle semble particulièrement marquée. En revanche, si les raisons de participation diffèrent en fonction des niveaux de compétences, les raisons de ne pas suivre une formation continue ne varient pas significativement entre les personnes dont les compétences sont faibles et les autres.

Ainsi, ce chapitre met en lumière que si les compétences en littératie, numératie et résolution de problèmes jouent un rôle fondamental dans l’accès à la formation continue, ce dernier est également modulé par une combinaison complexe de facteurs sociodémographiques et professionnels dont il est nécessaire de tenir compte.