Situation économique et sociale de la population

Budget des ménages: revenus

Si l’on considère l’ensemble des ménages, les revenus du travail forment l’essentiel (76%) du revenu des ménages. Viennent ensuite les rentes provenant des premier et deuxième piliers ainsi que les autres prestations sociales, avec une part de 19%. La part restante est constituée des revenus de la fortune et des transferts issus d’autres ménages. Si l’on considère l’ensemble des ménages, les revenus du travail forment l’essentiel (76%) du revenu des ménages. Viennent ensuite les rentes provenant des premier et deuxième piliers ainsi que les autres prestations sociales, avec une part de 19%. La part restante est constituée des revenus de la fortune et des transferts issus d’autres ménages.

Le tableau est plus différencié si l’on s’intéresse à la composition du revenu des ménages selon le type de ménage. A titre d’exemple, si les revenus des ménages composés de personnes de 65 ans ou plus proviennent certes en majorité de rentes, les revenus du travail et plus encore les revenus de la fortune jouent cependant un rôle non négligeable. Le tableau est plus différencié si l’on s’intéresse à la composition du revenu des ménages selon le type de ménage. A titre d’exemple, si les revenus des ménages composés de personnes de 65 ans ou plus proviennent certes en majorité de rentes, les revenus du travail et plus encore les revenus de la fortune jouent cependant un rôle non négligeable.

Les revenus issus de transferts d’autres ménages représentent une importante source de revenus uniquement pour certains types de ménage, comme les ménages monoparentaux (part moyenne de 12%). Les revenus issus de transferts d’autres ménages représentent une importante source de revenus uniquement pour certains types de ménage, comme les ménages monoparentaux (part moyenne de 12%).

Budget des ménages: dépenses

La composition des dépenses varie moins. Les dépenses obligatoires forment le poste le plus important, avec une part de 29% du revenu brut. Dans les dépenses de consommation, celles consacrées au logement arrivent en tête (15%). Les dépenses pour l’alimentation et les boissons non alcoolisées, pour les transports ainsi que pour les loisirs et la culture constituent d’autres postes de dépenses importants. La composition des dépenses varie moins. Les dépenses obligatoires forment le poste le plus important, avec une part de 29% du revenu brut. Dans les dépenses de consommation, celles consacrées au logement arrivent en tête (15%). Les dépenses pour l’alimentation et les boissons non alcoolisées, pour les transports ainsi que pour les loisirs et la culture constituent d’autres postes de dépenses importants.

Après déduction de toutes les dépenses, il reste en moyenne 14% du revenu brut comme montant à épargner. Mais les différences sont parfois considérables selon le type de ménage. Les ménages de personnes de 65 ans ou plus épargnent moins en moyenne que les ménages composés de personnes plus jeunes. Parfois, ils dépensent même davantage que ce dont ils disposent. Autrement dit, ils financent une partie de leurs dépenses en puisant dans leur fortune. Après déduction de toutes les dépenses, il reste en moyenne 14% du revenu brut comme montant à épargner. Mais les différences sont parfois considérables selon le type de ménage. Les ménages de personnes de 65 ans ou plus épargnent moins en moyenne que les ménages composés de personnes plus jeunes. Parfois, ils dépensent même davantage que ce dont ils disposent. Autrement dit, ils financent une partie de leurs dépenses en puisant dans leur fortune.

Les dépenses des ménages au fil du temps

La composition des dépenses des ménages s’est fortement modifiée au fil du temps. Ces changements sont nettement plus importants que les différences entre les ménages aujourd’hui. Ainsi, la part des dépenses pour les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées représentait 35% de l’ensemble des dépenses en 1945, contre 7% actuellement. A l’inverse, la part des dépenses pour les transports, par exemple, s’est accrue dans cet intervalle, passant de quelque 2% à 8%. La composition des dépenses des ménages s’est fortement modifiée au fil du temps. Ces changements sont nettement plus importants que les différences entre les ménages aujourd’hui. Ainsi, la part des dépenses pour les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées représentait 35% de l’ensemble des dépenses en 1945, contre 7% actuellement. A l’inverse, la part des dépenses pour les transports, par exemple, s’est accrue dans cet intervalle, passant de quelque 2% à 8%.

Equipement en biens de consommation

Si l’on détermine l’équipement des ménages sur la base d’une sélection de biens de consommation durable, on constate que les ménages en Suisse sont très bien lotis dans le domaine des technologies de l’information. 94% des personnes vivent dans un ménage équipé d’un ordinateur et 97% dans un ménage équipé d’un téléphone portable. Ces parts sont en constante augmentation: en 1998, seules 55% des personnes vivaient dans un ménage équipé d’un ordinateur. Les parts progressent aussi dans le domaine des appareils électroménagers, notamment pour les lave-vaisselle, les lave-linge et les sèche-linge. En 2015, plus de 86% des personnes avaient un lave-vaisselle à la maison, contre seulement 61% en 1998. Si l’on détermine l’équipement des ménages sur la base d’une sélection de biens de consommation durable, on constate que les ménages en Suisse sont très bien lotis dans le domaine des technologies de l’information. 94% des personnes vivent dans un ménage équipé d’un ordinateur et 97% dans un ménage équipé d’un téléphone portable. Ces parts sont en constante augmentation: en 1998, seules 55% des personnes vivaient dans un ménage équipé d’un ordinateur. Les parts progressent aussi dans le domaine des appareils électroménagers, notamment pour les lave-vaisselle, les lave-linge et les sèche-linge. En 2015, plus de 86% des personnes avaient un lave-vaisselle à la maison, contre seulement 61% en 1998.

Privations matérielles

Ne pas posséder un bien durable ne signifie pas obligatoirement avoir dû y renoncer pour des raisons financières. En 2015, moins de 2% des personnes vivant en Suisse doivent renoncer à un ordinateur pour des raisons financières. Pour ce qui est d’une voiture à usage privé, cette proportion s’élève à près de 5%. Une des privations les plus fréquentes est liée à l’absence de réserves financières: 22% des personnes vivant dans un ménage privé n’ont pas les moyens de faire face à une dépense imprévue d’un montant de 2500 francs. Viennent ensuite les privations liées aux nuisances perçues par rapport au logement et ses alentours: 18% de la population considère subir des nuisances sonores provenant des voisins ou de la voie publique, 12% des problèmes de délinquance, de violence ou de vandalisme et 12% vit dans un logement trop humide. En outre, 9% de la population n’a pas les moyens de s’offrir chaque année une semaine de vacances hors de son domicile. Ne pas posséder un bien durable ne signifie pas obligatoirement avoir dû y renoncer pour des raisons financières. En 2015, moins de 2% des personnes vivant en Suisse doivent renoncer à un ordinateur pour des raisons financières. Pour ce qui est d’une voiture à usage privé, cette proportion s’élève à près de 5%. Une des privations les plus fréquentes est liée à l’absence de réserves financières: 22% des personnes vivant dans un ménage privé n’ont pas les moyens de faire face à une dépense imprévue d’un montant de 2500 francs. Viennent ensuite les privations liées aux nuisances perçues par rapport au logement et ses alentours: 18% de la population considère subir des nuisances sonores provenant des voisins ou de la voie publique, 12% des problèmes de délinquance, de violence ou de vandalisme et 12% vit dans un logement trop humide. En outre, 9% de la population n’a pas les moyens de s’offrir chaque année une semaine de vacances hors de son domicile.

Pauvreté monétaire et risque de pauvreté

En 2015, 7% de la population résidante permanente vivant en ménage privé était touchée par la pauvreté, soit 570 000 personnes. Le seuil de pauvreté moyen était de 2239 francs par mois pour une personne seule et de 3984 francs par mois pour un ménage de deux adultes avec deux enfants. Selon le concept relatif du risque de pauvreté, la part de la population touchée par le risque de pauvreté était de 14,6%, soit environ 1 185 000 personnes. Le seuil de risque de pauvreté (60% de la médiane du revenu disponible équivalent) était, pour une personne seule, de 2506 francs par mois et, pour deux adultes avec deux enfants, de 5263 francs. En 2015, 7% de la population résidante permanente vivant en ménage privé était touchée par la pauvreté, soit 570 000 personnes. Le seuil de pauvreté moyen était de 2239 francs par mois pour une personne seule et de 3984 francs par mois pour un ménage de deux adultes avec deux enfants. Selon le concept relatif du risque de pauvreté, la part de la population touchée par le risque de pauvreté était de 14,6%, soit environ 1 185 000 personnes. Le seuil de risque de pauvreté (60% de la médiane du revenu disponible équivalent) était, pour une personne seule, de 2506 francs par mois et, pour deux adultes avec deux enfants, de 5263 francs.

La pauvreté des personnes actives occupées

Les personnes vivant dans un ménage à forte participation au marché du travail présentent en général les taux de pauvreté les plus faibles. Le fait d’être bien intégré dans la vie active offre déjà une protection efficace contre la pauvreté. Il reste qu’en 2015, 145 000 personnes, soit 3,9% de la population active occupée, étaient touchées par la pauvreté alors qu’elles avaient un emploi. La pauvreté chez les actifs occupés peut s’analyser surtout en termes de sécurité et d’insécurité professionnelle (à long terme): la pauvreté est plus fréquente lorsque les conditions de travail et les formes d’emploi sont nettement ou tendanciellement peu sûres. Les personnes vivant dans un ménage à forte participation au marché du travail présentent en général les taux de pauvreté les plus faibles. Le fait d’être bien intégré dans la vie active offre déjà une protection efficace contre la pauvreté. Il reste qu’en 2015, 145 000 personnes, soit 3,9% de la population active occupée, étaient touchées par la pauvreté alors qu’elles avaient un emploi. La pauvreté chez les actifs occupés peut s’analyser surtout en termes de sécurité et d’insécurité professionnelle (à long terme): la pauvreté est plus fréquente lorsque les conditions de travail et les formes d’emploi sont nettement ou tendanciellement peu sûres.

Inégalités de répartition des revenus

Les inégalités de répartition des revenus sont évaluées sur la base du revenu disponible équivalent. Ce dernier se calcule en retirant les dépenses obligatoires du revenu brut du ménage et en divisant le revenu disponible ainsi obtenu par la taille d’équivalence du ménage. Le revenu disponible équivalent est donc un indice du niveau de vie des personnes, indépendamment du type de ménage dans lequel elles vivent. En 2015, les 20% les plus riches disposent d’un revenu disponible équivalent moyen quatre fois supérieur à celui des 20% les plus pauvres. Les inégalités de répartition des revenus sont évaluées sur la base du revenu disponible équivalent. Ce dernier se calcule en retirant les dépenses obligatoires du revenu brut du ménage et en divisant le revenu disponible ainsi obtenu par la taille d’équivalence du ménage. Le revenu disponible équivalent est donc un indice du niveau de vie des personnes, indépendamment du type de ménage dans lequel elles vivent. En 2015, les 20% les plus riches disposent d’un revenu disponible équivalent moyen quatre fois supérieur à celui des 20% les plus pauvres.